L’écho des praticiens

Cas clinique : l’écho des praticiens est votre rubrique de formation continue animée par des professionnels de la sante. Pour ce tout premier cas a été propose par Dr Ezéchiel BANKOLE, praticien hospitalier (FRANCE). Vous aussi, faites comme lui en partageant avec d’autres collègues des cas  cliniques venant des quatre coins du monde en précisant votre titre et pays de provenance.

Mr H. D , 54ans  , 82Kg , 1,76 m est admis en Réanimation le 11/09/2017 pour une détresse respiratoire aiguë dans un contexte de toux grasse non fébrile avec expectorations jaunâtres d’abondance moyenne évoluant depuis 7 jours.
Il s’agit d’ un patient tabagique actif (30 PA ) , autonome ,  éthylique chronique actif (plusieurs échec de sevrage alcoolique) , hypertendu mal suivi et diabétique non insulinodépendant.
Son traitement actuel comporte: Metformine , Amlodipine , vitaminothérapie B1 et B6, Paracétamol.
L’interrogatoire ne retrouve pas de prise d’antibiotiques ni de corticoïdes  les jours précédents. On retrouve comme plainte dominante une douleur latéro-thoracique gauche avec une sensation de blocage de la respiration par moments.

L’examen clinique objective essentiellement des signes de lutte et des râles crépitants au niveau de la base du poumon droit et quelques râles sibilants à gauche. La SpO2 est à 87% sous 10L/min d’oxygène au masque à haute concentration, la Température est à 35 degrés C;  la FC est à 120/min régulière , la TA est à 9/6 , l’haleine est fétide et la diurèse paraît conservée.

1°) Vous demandez une radiographie thoracique de face qui montre l’image ci-après : Quelle(s) est(sont) votre(vos) hypothèse(s) diagnostique(s) à la lecture de ce cliché ?  Quels commentaires soulève la lecture de ce cliché ?
2°) La gazométrie artérielle montre un pH à 7,15 , une PCO2 à 58mmHg , une PO2 à 65mmHg , bicarbonate à 15mmHg . Le patient devient somnolent. Que faites vous ?


Comment prévenir les troubles musculo squelettiques?

TMS: de quoi parle-t-on exactement ?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent une des maladies professionnelles les plus fréquentes.

Les TMS regroupent une quinzaine de maladies qui affectent les membres supérieurs, inférieurs et la colonne vertébrale: tendinites de l’épaule, du coude, douleurs au poignet, lombalgies…

Muscles, tendons et nerfs peuvent être affectés, entraînant des douleurs de plus en plus gênantes, voire invalidantes pouvant conduire à une incapacité de travail.

Les TMS les plus répandus sont :

  • les tendinites de l’épaule,
  • l’épicondylite (coude),
  • le syndrome du canal carpien (poignet),
  • les lombalgies (dos).

Pourquoi souffre-t-on de TMS au travail ?

Au cours d’une vie professionnelle, c’est la combinaison de facteurs biomécaniques (travail en force, gestes répétitifs, positions pénibles, maniement de charges lourdes, matériel de manutention inapproprié, etc.) associés à une organisation de travail inadaptée, un temps de récupération insuffisant et des situations de stress qui entraîne les TMS.

Agroalimentaire et exploitations agricoles, commerce, métallurgie, BTP, habillement, imprimerie, industrie pharmaceutique, services aux entreprises et à la personne… les TMS touchent tous les secteurs d’activité sans distinction et concernent toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Comment prévenir les TMS ?

Concernant les TMS des membres supérieurs, tout commence par un dépistage des situations de travail à risque: étude des postes de travail, analyse du travail et évaluation des sollicitations biomécaniques.

En fonction des résultats, une intervention ergonomique peut être nécessaire.

En impliquant les salariés et les représentants du personnel, l’entreprise élabore sur la base des résultats une série de mesures de prévention des TMS portant sur :

  • L’aménagement du poste et de l’espace de travail.
    On peut diminuer les effets de la répétitivité des gestes en alternant les tâches répétitives avec d’autres activités par exemple, en adaptant la fréquence des pauses aux efforts fournis, etc.
    On peut également éviter les postures de travail contraignantes: adaptation des plans de travail aux opérateurs afin d’éviter les torsions et les flexions du buste, aménagement des postes de travail informatiques, création de postes assis-debout, etc.
  • La conception des outils et des équipements :
    courber l’outil plutôt que le poignet, équiper les outils de moyens de préhension adaptés à la main des hommes et des femmes…
  • L’organisation du travail et de la production, en diminuant notamment les facteurs de stress :
    possibilité de réguler la cadence, renforcer le travail en équipe, organiser le travail pour éviter le travail par à-coups, améliorer la maintenance des équipements de travail.

Dans le cas de la lombalgie, il est important de favoriser le retour au travail, le mouvement étant susceptible d’aider la guérison. Il convient donc de proposer un poste de travail adapté.

En conclusion, on retiendra qu’un diagnostic médical précoce et systématique des TMS est primordial.

 

 

 


Le stress peut-il être à l’origine de problèmes de reproduction ? Parlons-en…

Le stress peut-il être à l’origine de problèmes de reproduction ? Parlons-en…

On accorde aujourd’hui de plus en plus de place au facteur stress dans la lutte contre les problèmes de stérilité et d’infertilité. En effet, on cherche de plus en plus à analyser les impacts physiologiques du stress et son rôle dans le processus reproductif.

Même s’il est vrai que les liens de cause à effet entre le stress et la fertilité demeurent toujours un mystère, le rôle joué par le stress en matière de fertilité ne peut être écarté, à l’instar des très nombreuses études, publiées dans les plus grandes revues scientifiques spécialisées en reproduction, qui montrent bien le rôle significatif, en réduisant les possibilités de grossesse, joué par le stress en matière de reproduction, aussi bien pour une grossesse naturelle que dans le cadre d’une application des techniques de reproduction assistée.

  • Le stress chez la femme : En réalité, on constate que le stress peut entraîner certaines réactions chez une femme et d’autres types de réactions chez une autre femme et, en fin de compte, la question du comment ou du pourquoi du rôle du stress dans la fertilité peut s’avérer très différente d’un individu à l’autre.

Sur l’aspect biologique, étant donné que l’hypothalamus régule aussi bien les réponses au stress que les hormones sexuelles, on comprend facilement que le stress puisse être une cause d’infertilité chez certaines femmes. Un stress excessif peut même bloquer le cycle menstruel, phénomène que l’on observe souvent chez les coureuses de marathon féminin qui développent ce que l’on appelle « l’aménorrhée de la coureuse ». Dans les cas les moins sévères, il peut entraîner une anovulation ou une irrégularité des cycles menstruels. Lorsque la glande pituitaire s’active à la suite d’un stress, elle produit alors un plus grand nombre de prolactine et des taux élevés de prolactine peuvent perturber l’ovulation.

  • Étant donné que l’appareil reproducteur féminin contient des récepteurs de catécholamine en réponse au stress, ceux-ci peuvent perturber la fertilité en intervenant lors du transport de l’ovule et des spermatozoïdes dans la trompe de Fallope ou en modifiant le flux sanguin dans l’utérus.

Toutefois, on ne connaît pas encore très bien les mécanismes complexes qui peuvent jouer un rôle dans la relation entre le stress et son influence sur le système reproducteur.

  • Le stress chez l’homme : Le stress peut également réduire la quantité et la qualité des spermatozoïdes. L’étude la plus connue en la matière a été réalisée en Allemagne sur des prisonniers condamnés à mort (et par conséquent soumis à un stress extrême) sur lesquels ont été pratiquées des biopsies testiculaires. Cette étude a révélé un arrêt spermato génétique total dans tous les cas.

Les recherches menées ont également montré que le volume de sperme et la concentration de spermatozoïdes chez un groupe victime d’un stress chronique étaient bien inférieurs et on attribue ceci aux faibles concentrations en LH et en testostérone. L’importance des résultats obtenus avec ces recherches reste toutefois à définir dans la pratique clinique.

Autres impacts : Au-delà de ces impacts directs, le stress peut aussi faire disparaître la libido, entraîner des dysfonctionnements d’érection, et aboutir à une réduction de la fréquence des rapports sexuels et donc réduire la fertilité. D’autre part, à de nombreuses reprises, et en réponse au stress, la femme commence à manger davantage et en excès ce qui va provoquer une augmentation du nombre de cellules de graisse qui vont perturber l’équilibre hormonal et avoir de cette manière un impact sur sa fertilité.

Lu pour vous par l’équipe de TIC@RE GROUP


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