Comment prévenir les troubles musculo squelettiques?

TMS: de quoi parle-t-on exactement ?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent une des maladies professionnelles les plus fréquentes.

Les TMS regroupent une quinzaine de maladies qui affectent les membres supérieurs, inférieurs et la colonne vertébrale: tendinites de l’épaule, du coude, douleurs au poignet, lombalgies…

Muscles, tendons et nerfs peuvent être affectés, entraînant des douleurs de plus en plus gênantes, voire invalidantes pouvant conduire à une incapacité de travail.

Les TMS les plus répandus sont :

  • les tendinites de l’épaule,
  • l’épicondylite (coude),
  • le syndrome du canal carpien (poignet),
  • les lombalgies (dos).

Pourquoi souffre-t-on de TMS au travail ?

Au cours d’une vie professionnelle, c’est la combinaison de facteurs biomécaniques (travail en force, gestes répétitifs, positions pénibles, maniement de charges lourdes, matériel de manutention inapproprié, etc.) associés à une organisation de travail inadaptée, un temps de récupération insuffisant et des situations de stress qui entraîne les TMS.

Agroalimentaire et exploitations agricoles, commerce, métallurgie, BTP, habillement, imprimerie, industrie pharmaceutique, services aux entreprises et à la personne… les TMS touchent tous les secteurs d’activité sans distinction et concernent toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Comment prévenir les TMS ?

Concernant les TMS des membres supérieurs, tout commence par un dépistage des situations de travail à risque: étude des postes de travail, analyse du travail et évaluation des sollicitations biomécaniques.

En fonction des résultats, une intervention ergonomique peut être nécessaire.

En impliquant les salariés et les représentants du personnel, l’entreprise élabore sur la base des résultats une série de mesures de prévention des TMS portant sur :

  • L’aménagement du poste et de l’espace de travail.
    On peut diminuer les effets de la répétitivité des gestes en alternant les tâches répétitives avec d’autres activités par exemple, en adaptant la fréquence des pauses aux efforts fournis, etc.
    On peut également éviter les postures de travail contraignantes: adaptation des plans de travail aux opérateurs afin d’éviter les torsions et les flexions du buste, aménagement des postes de travail informatiques, création de postes assis-debout, etc.
  • La conception des outils et des équipements :
    courber l’outil plutôt que le poignet, équiper les outils de moyens de préhension adaptés à la main des hommes et des femmes…
  • L’organisation du travail et de la production, en diminuant notamment les facteurs de stress :
    possibilité de réguler la cadence, renforcer le travail en équipe, organiser le travail pour éviter le travail par à-coups, améliorer la maintenance des équipements de travail.

Dans le cas de la lombalgie, il est important de favoriser le retour au travail, le mouvement étant susceptible d’aider la guérison. Il convient donc de proposer un poste de travail adapté.

En conclusion, on retiendra qu’un diagnostic médical précoce et systématique des TMS est primordial.

 

 

 

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