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Le stress peut-il être à l’origine de problèmes de reproduction ? Parlons-en…

On accorde aujourd’hui de plus en plus de place au facteur stress dans la lutte contre les problèmes de stérilité et d’infertilité. En effet, on cherche de plus en plus à analyser les impacts physiologiques du stress et son rôle dans le processus reproductif.

Même s’il est vrai que les liens de cause à effet entre le stress et la fertilité demeurent toujours un mystère, le rôle joué par le stress en matière de fertilité ne peut être écarté, à l’instar des très nombreuses études, publiées dans les plus grandes revues scientifiques spécialisées en reproduction, qui montrent bien le rôle significatif, en réduisant les possibilités de grossesse, joué par le stress en matière de reproduction, aussi bien pour une grossesse naturelle que dans le cadre d’une application des techniques de reproduction assistée.

  • Le stress chez la femme : En réalité, on constate que le stress peut entraîner certaines réactions chez une femme et d’autres types de réactions chez une autre femme et, en fin de compte, la question du comment ou du pourquoi du rôle du stress dans la fertilité peut s’avérer très différente d’un individu à l’autre.

Sur l’aspect biologique, étant donné que l’hypothalamus régule aussi bien les réponses au stress que les hormones sexuelles, on comprend facilement que le stress puisse être une cause d’infertilité chez certaines femmes. Un stress excessif peut même bloquer le cycle menstruel, phénomène que l’on observe souvent chez les coureuses de marathon féminin qui développent ce que l’on appelle « l’aménorrhée de la coureuse ». Dans les cas les moins sévères, il peut entraîner une anovulation ou une irrégularité des cycles menstruels. Lorsque la glande pituitaire s’active à la suite d’un stress, elle produit alors un plus grand nombre de prolactine et des taux élevés de prolactine peuvent perturber l’ovulation.

  • Étant donné que l’appareil reproducteur féminin contient des récepteurs de catécholamine en réponse au stress, ceux-ci peuvent perturber la fertilité en intervenant lors du transport de l’ovule et des spermatozoïdes dans la trompe de Fallope ou en modifiant le flux sanguin dans l’utérus.

Toutefois, on ne connaît pas encore très bien les mécanismes complexes qui peuvent jouer un rôle dans la relation entre le stress et son influence sur le système reproducteur.

  • Le stress chez l’homme : Le stress peut également réduire la quantité et la qualité des spermatozoïdes. L’étude la plus connue en la matière a été réalisée en Allemagne sur des prisonniers condamnés à mort (et par conséquent soumis à un stress extrême) sur lesquels ont été pratiquées des biopsies testiculaires. Cette étude a révélé un arrêt spermato génétique total dans tous les cas.

Les recherches menées ont également montré que le volume de sperme et la concentration de spermatozoïdes chez un groupe victime d’un stress chronique étaient bien inférieurs et on attribue ceci aux faibles concentrations en LH et en testostérone. L’importance des résultats obtenus avec ces recherches reste toutefois à définir dans la pratique clinique.

Autres impacts : Au-delà de ces impacts directs, le stress peut aussi faire disparaître la libido, entraîner des dysfonctionnements d’érection, et aboutir à une réduction de la fréquence des rapports sexuels et donc réduire la fertilité. D’autre part, à de nombreuses reprises, et en réponse au stress, la femme commence à manger davantage et en excès ce qui va provoquer une augmentation du nombre de cellules de graisse qui vont perturber l’équilibre hormonal et avoir de cette manière un impact sur sa fertilité.

Lu pour vous par l’équipe de TIC@RE GROUP

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